Qu’est-ce que l’Ennéagramme ? L’Ennéagramme est un modèle de la structure de la personne humaine. Ce modèle aboutit à neuf configurations différentes de la personnalité, neuf manières de se définir.

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L’Ennéagramme est un modèle de la structure de la personne humaine. Ce modèle aboutit à neuf configurations différentes de la personnalité, neuf manières de se définir :

Fiertés

Chacun d’entre nous a tendance à donner dans sa vie la priorité à une de ces images de soi.

En étudiant les conséquences de ce choix, l’Ennéagramme donne une description très précise de la psyché humaine et permet d’expliquer et/ou de prévoir, avec une fiabilité étonnante, notre attitude face aux diverses circonstances de la vie.

L’Ennéagramme, outil de découverte de soi
Vous trouvez, parmi neuf types, la ou les deux motivations principales inconscientes à la base de vos perceptions, de vos pensées, de vos émotions et de vos comportements.
Vous en explorez à fond les conséquences. Vous mobilisez vos véritables points forts.
L’Ennéagramme, outil d’anticipation
Vous pouvez prévoir avec précision les comportements qu’adopte une personnalité quand elle est sous l’effet d’un stress ou quand elle se sent en sécurité.
Vous reconnaissez et apprenez progressivement à éviter les manifestations négatives du stress.

Cette connaissance de soi peut être généralisée aux autres et utilisée dans nos relations avec eux :

L’Ennéagramme, outil de communication
Vous percevez, au delà des comportements, les motivations profondes des gens importants de votre vie personnelle, familiale ou professionnelle. Vous communiquez avec eux en ayant la certitude de les comprendre et d’être compris.
Vous savez ce qui les motive et ce qui les décourage. Vous agissez en conséquence avec plus de flexibilité et de créativité.
L’Ennéagramme, outil d’acceptation
Vous prenez conscience des souffrances et des potentialités propres aux personnes que vous côtoyez. A partir de là, vous pouvez apprécier leur différence.
Vous pouvez les aider à développer les aspects les plus positifs de leur personnalité.

La connaissance de soi a bien évidemment pour objectif principal l’amélioration de soi :

L’Ennéagramme, outil d’évolution
Vous savez exactement les forces et les faiblesses réelles de votre personnalité et vous bâtissez un chemin précis et personnalisé d’élargissement de votre compétence humaine et professionnelle.
L’Ennéagramme, outil de transformation
Vous changez votre manière de porter attention à vous, aux autres et au monde. Vous allez du refus à la réconciliation, de l’éclatement à l’unité et à la complétude.

Les trois centres

Définition

L’Ennéagramme a pour base l’idée que tout être humain dispose de trois formes d’intelligence, qu’il appelle le centre instinctif, le centre émotionnel et le centre mental. Le mot centre est utilisé pour bien marquer que chacun de ces trois modes de fonctionnement a un rôle particulier et des objectifs propres.

Le centre instinctif assure notre survie physique et psychologique dans le présent. Pour ce faire, il compare le présent aux situations passées semblables et choisit d’agir ou non, de changer ou non. C’est le centre de notre énergie vitale, de nos actes spontanés, de notre coordination physique, de notre créativité dans l’action.

Le centre émotionnel s’intéresse à nos désirs et à nos besoins et à ceux des autres. Il se préoccupe de nos relations aux autres. A l’instar de nos émotions, il vit profondément dans l’instant.

Le centre mental est le lieu du raisonnement, des choix, des décisions, des plans et des projets. Il raisonne par analyse et synthèse à partir d’informations se voulant objectives. Il est orienté vers le futur.

Centre préféré

Les trois centres sont relativement autonomes. Parfois, ils sont en accord les uns avec les autres ; parfois, ils sont en désaccord. Par exemple, on peut prendre une décision (centre mental) et ne pas réussir à la mettre en œuvre (centre instinctif) ; ou bien on peut sentir au fond de soi, un conflit entre le cœur (centre émotionnel) et la raison (centre mental).

Selon le modèle de l’Ennéagramme, nous avons tous tendance à préférer un des trois centres : nous l’utilisons plus souvent que les autres ; quand il est en conflit avec un autre centre, c’est lui qui l’emporte ; face à une situation nouvelle ou à un stress, c’est lui qui est mis en œuvre le premier.

Dans l’Ennéagramme, les types 8, 9 et 1 préfèrent le centre instinctif ; les points 2, 3 et 4 préfèrent le centre émotionnel ; les profils 5, 6 et 7 préfèrent le centre mental :

Centre préféré

  • Centre instinctif
    • Le 8 utilise le centre instinctif vers l’extérieur ; il agit pour avoir de l’impact, du contrôle, du pouvoir sur le monde qui l’entoure.
    • Le 1 utilise le centre instinctif vers l’intérieur ; il agit pour avoir du contrôle sur lui-même.
    • Le 9 cherche un équilibre entre utilisation intérieure et extérieure du centre instinctif ; cela paralyse parfois l’utilisation du centre ; il agit alors peu.
  • Centre émotionnel
    • Le 2 utilise le centre émotionnel vers l’extérieur ; il perçoit avec une grande finesse les émotions des autres et cherche à les aider.
    • Le 4 utilise le centre émotionnel vers l’intérieur ; il est attentif à ses émotions et valorise le naturel et l’authenticité.
    • Le 3 cherche un équilibre entre utilisation intérieure et extérieure du centre émotionnel ; cela paralyse parfois l’utilisation du centre ; il connaît alors peu ses vraies émotions.
  • Centre mental
    • Le 5 utilise le centre mental vers l’extérieur ; il veut comprendre le fonctionnement du monde qui l’entoure et accumule des informations à son propos.
    • Le 7 utilise le centre mental vers l’intérieur ; il imagine des plans pour créer une vie plus agréable et plus plaisante.
    • Le 6 cherche un équilibre entre utilisation intérieure et extérieure du centre mental ; cela paralyse parfois l’utilisation du centre ; il doute alors de lui-même et de ses décisions.

Ego et essence

Nous nous manifestons dans le monde de nombreuses manières bien distinctes, par des comportements, la formulation d’idées et l’expression d’émotions. Toutes ces manifestations constituent notre caractère et celui-ci change et évolue, en fonction des contextes, des événements marquants de notre vie ou tout simplement du temps qui passe.

Mais derrière les manifestations variables de notre caractère, le fait d’avoir un centre préféré et de l’utiliser dans une certaine direction (intérieur, extérieur ou les deux) reste constant. Le déséquilibre ainsi créé demeure et caractérise ce que l’Ennéagramme nomme notre ego (ou fausse personnalité). L’ego se manifeste principalement par un mécanisme d’évitement appelé la compulsion du type. Voici ce que les neuf types de l’Ennéagramme cherchent à éviter à tout prix :

 

Compulsions

Cachée par le masque du caractère, par le déséquilibre et la souffrance de notre ego, notre essence (ou vraie personnalité) représente notre possibilité d’utiliser de manière équilibrée nos trois centres et d’exprimer notre énergie personnelle sous sa forme la plus vraie et la plus noble. Notre essence contient virtuellement les neuf énergies de base de l’Ennéagramme.

Caractère, ego et essence

Une conséquence fondamentale de ce modèle est qu’on trouve dans chaque type de l’Ennéagramme des gens peu recommandables et d’autres parfaitement accomplis. C’est d’ailleurs une des forces et une des particularités de l’Ennéagramme que le même modèle permettent de décrire des personnalités du niveau le plus psychotique au niveau le plus sain.

 

Les neuf ennéatypes

Chaque type de l’Ennéagramme, appelé aussi ennéatype, est caractérisé principalement par cinq éléments qui définissent la structure du type :

Structure d'un type

  • le centre préféré et sa direction d’utilisation expriment la manière non appropriée dont nous privilégions l’une des fonctions instinctive, émotionnelle ou mentale,
  • l’orientation représente ce que le type cherche à apporter au monde quel que soit son niveau de développement, dans l’ego ou dans l’essence ; les neuf orientations décrites par le modèle de l’Ennéagramme sont :

 

Orientations

  • la compulsion est l’automatisme d’évitement qui est à la base de la construction de l’ego.
  • la passion est l’émotion principale vécue par un type quand il est dans son ego, sous l’emprise de sa compulsion ;
  • la vertu est l’émotion principale vécue par un type quand il maîtrise sa compulsion et est dans son essence.

Ennéatype 1

Structure du type 1

Le 1 a pour orientation la rigueur personnelle et les idéaux élevés. Il veut être quelqu’un de bien sur le plan moral et, comme il préfère le centre instinctif vers l’intérieur, il est convaincu qu’il y a toujours quelque chose à faire pour cela. Dans la vie, il compare en permanence ses actions et celle des autres à ses standards intérieurs. Quand il est dans son ego, il est persuadé qu’il devrait être parfait pour être acceptable et il se reproche ses erreurs, même petites. Il en ressent une forte colère après lui-même ; la colère est d’ailleurs la passion du type 1. Cependant, cette colère n’est pas acceptable non plus et le 1 fait tout pour l’éviter et la réprimer, c’est sa compulsion.

Le 1 peut avoir des difficultés à démarrer une action, si cela implique de sa part un choix ou une décision. En effet, sa peur de faire des erreurs lui fait rechercher la meilleure décision, et il a tendance à penser qu’il n’y en a qu’une. Par contre, il a une énorme capacité d’action. Une fois lancé, il travaille beaucoup, avec sérieux et conscience. Le plaisir n’est vraiment possible que si le travail est fait et bien fait. Il cherche la qualité, y compris dans les plus petits détails.

Quand le 1 vit des émotions, il en réprime souvent l’expression qu’il juge peu convenable. Ainsi, il peu paraître froid même s’il est souvent extrêmement sensible.

Dans ses relations, le 1 essaye d’être un bon ami, un bon conjoint… Il peut faire beaucoup d’efforts pour cela. Il se blâme de ne pas être suffisamment à la hauteur et a très souvent une petite voix intérieure qui lui reproche ses imperfections. En même temps, il repère ce qui est imparfait chez les autres et a tendance à leur donner de bons conseils pour s’améliorer (« Il faut… », « On doit… »). Il est souvent perçu comme rigide et critique, ce qui le surprend car il est tellement moins exigeant avec les autres qu’il ne l’est avec lui-même. Son honnêteté et son intégrité en font quelqu’un de fiable et de responsable.

Plus il va bien, plus il accepte d’être faillible et que les autres le soient. Tout en gardant sons sens de la morale et du travail, il se connecte à la vertu du type, la patience.

 

Ennéatype 2

Structure du type 2

Le centre émotionnel vers l’extérieur étant préféré, le 2 cherche à aimer et souvent à aider concrètement les gens autour de lui. Il perçoit intuitivement les qualités, les possibilités et les besoins des autres. Il a tendance à dire chaleureusement aux autres ce qu’il y a de bien en eux et à les aider à surmonter leurs problèmes. Il est fier de cette image de personne aimante : la passion du type est l’orgueil. À l’inverse, et c’est la compulsion du type, il ne veut pas reconnaître ses propres besoins et être aidé.

En relation avec les autres, le 2 est séducteur. Il sait bien les écouter et les comprendre. Avec lui, on a l’impression d’être la personne la plus importante du monde. Lui-même ne se découvre que peu. Le 2 vit profondément dans le présent et peut passer très aisément d’une relation à une autre, toute aussi aimante. Bien souvent, il fait se rencontrer des gens qui pourraient s’apporter mutuellement quelque chose.

Le 2 affirme que son aide est désintéressée. Cependant, au fond de lui, il aimerait bien que son rôle soit apprécié et surtout reconnu. Parfois, il manipule les autres pour obtenir cette reconnaissance et se met en colère s’il ne l’obtient pas. Le souci de son image fait qu’il veut que son aide soit acceptée, utile et efficace. Certains 2 n’aident que des gens susceptibles de réussir. Ils sont souvent heureux dans le rôle d’éminence grise de quelqu’un d’important. De nombreux 2 ont du mal à dire « Non. »

Souvent le 2 a du mal à rester inactif, si ce n’est à la rigueur pour récupérer de l’énergie afin de retourner aider. Il prend ses décisions rapidement et sur la base de facteurs humains.

Plus le 2 progresse, plus il est capable d’aider les autres sans en attendre un retour positif en termes d’image. Réellement altruiste, il découvre la vertu du type, l’humilité.

Ennéatype 3

Structure du type 3

L’orientation du 3 est une formidable capacité à réaliser et à réussir. Il a toujours un objectif en tête et quelque chose à faire. Ambitieux, il veut que ses projets aboutissent et que le succès soit reconnu et lui soit attribué. Quand il est dans la compulsion du type, éviter les échecs, il peut se cantonner à des projets sans grands risques et à court terme dont la réussite lui vaudra, il l’espère, l’admiration des autres. La passion du type est le mensonge ; il peut pendre deux formes. D’abord, le 3 peut gonfler artificiellement l’ampleur de ses succès. Mais surtout, il s’identifie à ses projets au détriment de son être véritable qu’il connaît mal (le centre émotionnel est paralysé par la recherche d’équilibre entre utilisation intérieure et extérieure).

Le 3 est efficace. C’est un bon organisateur. Il décide et agit rapidement, quitte à négliger un peu les détails. Pour lui, la quantité est souvent plus importante que la qualité. Focalisé sur l’aboutissement de la tâche, il est très flexible. Il peut mener plusieurs projets de front.

Préférant le centre émotionnel, il est très convaincant et très relationnel (et non pas émotionnel) ; il s’adapte très facilement aux gens qu’il rencontre. Il peut dire ou faire ce qui lui parait nécessaire pour obtenir le résultat qu’il vise. Il cherche à plaire et à séduire. En même temps, il est très compétitif et peut être très dur si les autres entravent sa réussite ou n’y contribuent pas assez.

Pour le 3, le travail est souvent beaucoup plus important que ses autres activités ou que ses relations, intimes ou non. Il peut avoir tendance à choisir ses amis ou son conjoint pour ce qu’ils lui apportent sur le plan social. Toutefois, s’il réussit à s’impliquer, il est vraiment aidant.

Quand il va bien, le 3 découvre qui il est et ce qu’il désire profondément : la vérité, vertu du type. Il y met alors toute son énergie et son efficacité. Il cesse d’être opportuniste, pour être authentique, intègre et aimant.

Ennéatype 4

Structure du type 4

Le 4 préfère le centre émotionnel utilisé vers l‘intérieur. Il est sensible et attaché à vivre des émotions intenses et authentiques. Son orientation est la recherche du beau. Quand il est dans son ego, cela se manifeste par une volonté, pas toujours consciente, d’être différent : la compulsion du type est d’éviter la banalité. Son désir d’être unique le rend artificiel et lui fait percevoir ce que les autres ont et qu’il n’a pas. Il vit la passion du type, l’envie.

Le 4 a tendance à passer d’une émotion à une autre très rapidement. L’émotion la plus fréquente est une sorte de mélancolie à laquelle il trouve une valeur esthétique. Le 4 aimerait faire comprendre ce qu’il ressent, mais il a l’impression que c’est une tâche insurmontable. Il peut avoir une communication hésitante, ou symbolique, ou encore répéter longuement dans sa tête ce qu’il veut dire.

Le 4 est perçu par les autres comme ayant du charme, mais beaucoup le trouvent un peu affecté ou hautain. Pourtant, il a une excellente qualité d’écoute. C’est un bon confident plein de compassion. Le 4 accorde énormément d’importance aux relations intimes. Il attend, parfois toute sa vie, l’âme sœur. Avec ses proches, il a tendance à voir ce qui ne va pas quand ils sont là, et ce qui est bien chez eux quand ils sont loin ; ainsi, il peut alternativement les attirer et les repousser.

Le 4 a un imaginaire très riche. Il le trouve plus important que le quotidien dont il supporte mal la banalité. Bien souvent, il agit peu, à moins que le travail à faire utilise son originalité et sa créativité. Même alors, il a souvent du mal à aller au bout de ses projets.

Quand le 4 va bien, il découvre les vertus du type, l’harmonie et le contentement. Il devient capable de découvrir ce qu’il y a de beau dans le quotidien et de le faire partager aux autres.

Ennéatype 5

Structure du type 5

Le 5 préfère utiliser le centre mental vers l’extérieur pour comprendre le monde qui l’entoure. Son orientation est la recherche de la connaissance et la précision. Quand il est dans son ego, sa compulsion est d’éviter le vide intérieur. Pour cela, il cherche à absorber le plus d’informations possible et à l’inverse à en donner le moins possible. La passion du type est l’avarice, avarice d’informations bien sûr, mais surtout avarice de soi et de son temps. Le 5 vit détaché du monde extérieur qu’il observe ; il a un besoin vital de moments de retrait et d’une séparation nette des divers contextes de sa vie (travail, amitié…).

Le 5 a le plus souvent de très bonnes capacités d’analyse, de synthèse et de planification. Il veut comprendre les choses. Il aime bien avoir un sujet de compétence dont il est l’expert et dans lequel il est créatif. Il prend ses décisions sur la base de la logique. Il estime important d’être autonome sur le plan mental.

Avec les autres, le 5 est le plus souvent en retrait et ne tient pas trop à être remarqué. Il déteste les bavardages futiles. Le plus souvent, il s’exprime peu et il faut l’interroger avec précision pour obtenir une information. Parfois, il se lance dans de longues conférences très structurées que ses interlocuteurs trouvent un peu ennuyeuses. Quand le 5 vit des émotions (cela lui est plus facile quand il est seul), il ne les comprend guère et elles lui font un peu peur. Il en réprime l’expression. Il valorise le contrôle émotionnel, chez lui et chez les autres. Dans les relations intimes, il exprime sa tendresse de manière non verbale.

Le 5 n’est pas un passionné de l’action sauf parfois quand elle lui permet de satisfaire sa quête intellectuelle. Il réfléchit longuement avant de faire quoi que ce soit. Il préfère qu’une activité soit planifiée et structurée.

Quand il va bien, le 5 prend la mesure exacte de son savoir. Il peut se permettre alors d’accéder à la vertu de son type, le désintéressement, et de diffuser et utiliser ses connaissances.

Ennéatype 6

Structure du type 6

L’orientation du 6 est la loyauté. Il aime être intégré à un cadre stable et bien structuré. Souvent, il s’agit d’un groupe formel ou informel, mais cela peut aussi être une idée, un concept, etc. Pour beaucoup de 6, il s’agit tout simplement de leur famille et/ou de leur entreprise. Avec ce groupe, le 6 est totalement dévoué. Quand il est dans son ego, sa compulsion est d’éviter la déviance et sa passion la peur. A ce moment-là, il découpe le monde en deux : le groupe lui-même qui représente la référence absolue et la vérité, et l’extérieur du groupe qui est suspect et dangereux. Vis-à-vis du danger extérieur, le 6 dispose de deux stratégies : la fuite ou l’attaque. Il y a donc deux façons d’être un 6 : l’un, dit phobique, évite le danger et est plutôt craintif ; l’autre, dit contrephobique, brave le danger et est plutôt agressif. Ce peut être la même personne, à des moments différents ou dans des contextes différents de sa vie. Le 6 ne se reconnaît que peu de qualités. Il se souvient peu de ses succès et de ses plaisirs. Il manque de confiance en lui.

Le 6 préfère le centre mental. Il veut prendre ses décisions de manière logique. En même temps, le centre mental est paralysé par la recherche d’équilibre entre utilisation intérieure et extérieure. Cela fait du 6 quelqu’un de souvent indécis et qui cherche des conseils. Il accumule des informations sur tous les aspects d’une situation, les positifs comme les négatifs. A la recherche de la sécurité, il imagine et planifie des solutions à tous les problèmes possibles. Une fois cette phase de réflexion achevée, il peut agir vite et efficacement. Il respecte les procédures existantes.

Avec les membres de son groupe, le 6 a un engagement sans faille ; il est impliqué, disponible, responsable et aidant. Il attend d’eux la même loyauté que celle qu’il manifeste à son égard. Il n’envisage les relations, surtout intimes, que comme durables. Avec les autres, le 6 peut être indifférent, voire agressif.

Le 6 a une relation particulière à l’autorité. Il s’y soumet (6 phobique) ou s’y oppose (6 contrephobique). Dans tous les cas, il est important qu’une autorité soit loyale, sinon même le 6 phobique s’y oppose, éventuellement indirectement. Si quelqu’un est victime d’une autorité injuste, le 6 est toujours prêt à le soutenir. Il se veut du côté des faibles et des opprimés, et en est fier.

Quand il va bien le 6 devient autonome et confiant en lui et dans les autres. Il se connecte à la vertu de son type qui est le courage.

Ennéatype 7

Structure du type 7

Le 7 préfère utiliser le centre mental vers l’intérieur pour planifier sa vie de manière plaisante. Son orientation est la poursuite de la joie et de l’optimisme. Le mécanisme créateur de son ego, sa compulsion, est d’éviter la souffrance. Le 7 cherche alors le plaisir immédiat et à tout prix. Il s’arrange pour avoir en permanence des choix le plus ouverts possible. Ainsi, dès qu’une option devient un tant soit peu déplaisante, il peut l’abandonner pour une autre voie. A l’inverse, si quelque chose lui plaît, il a tendance à en consommer sans modération. Sa passion est l’intempérance (ou la gloutonnerie) ; cela concerne toute source de plaisir et pas seulement la nourriture ou la boisson.

Malgré sa préférence pour le centre mental, le 7 a un peu de mal à prendre des décisions, car décider c’est choisir et choisir c’est renoncer. Quand le 7 agit, c’est vite et avec beaucoup d’énergie, du moins tant que l’activité l’intéresse et l’amuse. Dans le cas contraire, il freine et découvre ailleurs des activités plus plaisantes qu’il estime soudain plus prioritaires. Le 7 a d’excellentes capacités de synthèse, de créativité et de planification. Mais réaliser ses plans n’est pas sa principale préoccupation. Il adore mener plusieurs activités de front.

Le 7 va au devant des autres et cherche à leur plaire par la gaieté, l’humour et par ses idées et ses plans plaisants. Il peut ainsi paraître chaleureux. Toutefois, il est beaucoup moins impliqué émotionnellement dans la relation qu’il n’y paraît. D’ailleurs, que surviennent des émotions négatives et le 7 a tendance à s’échapper. Cette difficulté à s’impliquer joue aussi dans ses relations intimes ; s’il la surmonte, il est un partenaire loyal.

Le 7 supporte mal les contraintes, les règles et les procédures, sans pour autant s’y opposer ouvertement.

Quand le 7 va bien, il n’a plus besoin de fuir la souffrance pour être optimiste et devient capable de l’accepter quand elle est utile et/ou inévitable. Il vit la vertu de son type qui est la tempérance.

Ennéatype 8

Structure du type 8

Le 8 qui utilise le centre instinctif vers l’extérieur veut avoir un impact sur le monde extérieur. Il a une énergie physique considérable. Son orientation est la puissance et le courage. Il considère que la vie est un combat et il se bat pour la justice. Quand il est dans son ego, sa justice devient la justice. Sa compulsion le pousse à éviter toute marque de faiblesse. Il veut contrôler tous les détails du monde qui l’entoure. Dès que quelque chose lui échappe, il en ressent une frustration insupportable à laquelle il réagit par la colère. Sa passion est l’excès et la luxure. Il cherche le pouvoir et est même prêt à utiliser les points faibles des autres pour y parvenir.

Le 8 décide vite et agit de même. C’est une personne déterminée qui fait que les choses arrivent quels que soient les obstacles. Il croit à la nécessité d’un pouvoir fort, et peut et aime l’exercer. Il sait reconnaître les véritables détenteurs du pouvoir ; il les respecte s’ils sont forts et cherche à les remplacer sinon. Il est celui qui édicte les règles et les transgresse quand elles ne le servent plus.

Assez souvent, le 8 planifie et organise bien. Mais les idées ne l’intéressent que si elles sont au service de l’action. Le 8 parle franchement et sait facilement dire « Non ! » sans chercher à se justifier. Il a beaucoup de force de conviction. Il est direct. Il a tendance à penser en termes binaires (blanc ou noir, mais pas gris), notamment sur le plan relationnel où il veut et obtient que les gens se positionnent avec ou contre lui. Si on est avec lui, le 8 protège ; sinon, il attaque et/ou se venge.

Pour s’engager dans une relation, le 8 a souvent besoin d’une longue phase pendant laquelle il teste la personne concernée pour savoir s’il peut lui faire confiance. S’il réussit à en être convaincu, il baisse la garde. Il devient alors très possessif et protège l’autre comme il se défend lui-même.

Quand le 8 va bien, il admet sa vulnérabilité. Il met alors sa force au service de vraies causes et accepte les autres. Il vit la simplicité, vertu du type.

Ennéatype 9

Structure du type 9

L’orientation du 9 est l’acceptation et le soutien. Il recherche la paix et l’harmonie. C’est un conciliateur habile. Mais la compulsion qui fonde son ego est d’éviter les conflits. Elle le mène tout droit à la passion du type, la paresse. Le 9 évite les décisions et les actions qui pourraient provoquer le désaccord de ceux qui auraient préféré qu’il fasse autre chose. Il se réfugie dans la routine et dans des activités secondaires, ou il remet les tâches au lendemain. Sa paresse est une paresse de soi. Ne pas se connaître, ne pas être conscient de ses besoins, de ses désirs et de ses qualités, cela permet de ne pas s’imposer et de ne pas provoquer de conflits.

Le centre instinctif est paralysé par la recherche d’équilibre entre utilisation intérieure et extérieure. Le 9 a du mal à passer à l’action sans une impulsion extérieure. Cependant, beaucoup de 9 agissent et travaillent beaucoup, afin d’être bien intégré socialement. Le 9 ne veut pas affronter les conflits qu’impliquerait la marginalité. Il se montre alors compétent et professionnel, avec malgré tout une difficulté à distinguer ce qui est important de ce qui ne l’est pas vraiment. Le 9 a aussi l’instinctif pour centre préféré. Il sait très bien ce qu’il ne veut pas faire ou vivre. Comme sa compulsion ne lui permet guère de dire « Non ! », il manifeste son opposition par une gigantesque force d’inertie, et il n’y a rien de plus difficile à faire bouger qu’un 9 qui ne le veut pas. Parfois cependant, le 9 réagit par une violente et brève colère qui l’effraye presque autant que son entourage.

Le 9 est un compagnon agréable qui comprend les autres et les accepte sans les juger. Il sait bien écouter, est confortable et apaisant. C’est un médiateur né, tant que les conflits ne sont pas trop violents ou ne s’éternisent pas. Il attache énormément d’importance aux relations intimes. Il est alors très fusionnel, peu exigeant et connaît l’autre mieux qu’il ne se connaît. Les désirs de l’autre le poussent à l’action.

Le 9 réfléchit longtemps avant de prendre une décision. Il écoute toutes les opinions des gens concernés.

Quand il va bien, le 9 se découvre lui-même. Toujours aussi tolérant, il prend le risque d’utiliser sa force et se lance dans l’activité, la vertu du type.

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